L’économie définie > Filiation

Date: 
30 septembre 2014

La rupture prescrite par Paul Fabra

Capital for Profit est le titre de la version en anglais de L’anticapitalisme, écrit par Paul Fabra à partir de 1969, paru en 1974, réédité en 1979, de nouveau révisé en 1989 et 90 pour l’édition en anglais parue en 1991. Fabra, en fin de sa Preface to the English Edition, a indiqué qu’il considère maintenant que cette version —‘I now consider the English version’— est la plus aboutie — ‘to be the more authoritative’.

L’édition en anglais comporte des changements —‘some changes’— dont certains portent sur des points majeurs. Elle est aussi plus ramassée, avec douze chapitres au lieu de quinze.

Dans les tables de matière, les seules divisions désignées en tant que telles sont les parties, au nombre de deux, puis les chapitres et les appendices, ces derniers au nombre de sept dans les éditions 1974 et 1979. Les chapitres sont composés de passages titrés, autrement dit de sections. Par exemple, il y a dans l’édition en anglais six sections dans le premier chapitre, trois sections dans le nettement plus court deuxième chapitre, etc.

Pour les quinze chapitres et les deux appendices eux aussi composés de passages titrés des éditions 1974 et 1979, il y a 127 sections. S’y ajoutent la Préface signée « Paul Fabra / Yvoire, 15 août 1969 / La Ciotat, 15 janvier 1974 », et les cinq autres appendices, ce qui porte à 134 le nombre de sections.[1]

Pour l’édition en anglais et compte non tenu des deux présentations qui lui sont propres — Foreword by Michael Nowak (3 pages), Preface to the English Edition (8 pages) — le même décompte donne 103 sections. La réduction est à peu près du quart, modifiant sensiblement la manière de faire cheminer l’attention du lecteur. C’est aussi ce qui fait la version en anglais plus aboutie.

Pour nous dont la langue maternelle est le français, c’est frustrant. Bien que prenant largement appui sur des écrits en anglais,[2] la rupture prescrite par Paul Fabra dans l’approche « des problèmes les plus généraux qui se posent à l’économiste »[3], a été pensée en français.

Extraire des éditions des années 1970 ce qui s’y retrouve dans la version en anglais a pour plus grande difficulté le long temps qu’il faut y consacrer. Accomplir cette tâche à raison d’une section par mois dix fois par an porte à dix ans du début à la fin de ce labeur de Bénédictin. Mais peu après le début, l’opus en cours d’établissement est utilisable dans un cercle restreint afin d’en venir à mieux tirer la charrue dans le même sens.

Pour demander l’envoi, par attachement à un courriel, d’un exemplaire de la plus récente version de La rupture prescrite par Paul Fabra, écrire à dmichaut@lecodemain.net en indiquant par quel(s) dispositif(s) l’exemplaire doit pouvoir être utilisable.



[1] 134 sections dans l’édition 1979, 136 dans l’édition 1974

[2] Le Texte original des citations de l’anglais figure dans l’édition Arthaud (1974) de la page 415 à la page 424 et dans l’édition Champs Flammarion (1979) de la page 481 à la page 491.

[3] Première phrase du douzième paragraphe de la Préface, titrée dans l’édition en anglais Introduction.