Parcours d'acquisition

Date: 
21 décembre 2013

Assembler une nouvelle économie politique de base se fait d’abord à tâtons puis, de décennie en décennie, plus sûrement. Peu à peu, la nécessité d’organiser l’ouvrage en deux sections principales se confirme. Une étape est franchie quand la table des matières de chaque section se révèle bien adaptée à la poursuite de l’assemblage. Le temps est alors venu de commencer à préparer l’appareillage didactique[1] : quel parcours d’acquisition de cette économie politique ?

De la plus longue à la plus courte

Dans l’ordre décroissant de longueur des sections :

  1. La plus longue a pour objet la science économique. Des concepts strictement définis y sont tirés de notions pour la plupart fréquemment utilisées.
  2. La section consacrée à la politique économique vient après. Elle dispense des préconisations que l’efficacité commande de centrer sur la petite proportion d’actions qui fait le plus gros des résultats (loi dite des 20/80).
  3. La plus courte section sera une introduction ou un texte autrement nommé qui en fera fonction.

De la plus courte à la plus longue

Le parcours d’acquisition qui, en règle générale, nous paraît le plus adapté commence bien entendu par l’introduction, puis il se poursuit par celle des deux autres sections qui est la plus courte :

  1. Petite section : introduction, courte mais néanmoins assez développée pour tenir lieu de préface de l’une et l’autre des deux autres sections ;
  2. moyenne section : politique économique, avec des renvois à quelques propositions et argumentations de science économique ;
  3. grande section : science économique, de base et strictement définie.

Tout citoyen est concerné par la politique économique. Elle fait incontestablement partie de l’indispensable à la vie en société ouverte. La théorie économique se situe en amont, sa fonction préventive et réparatrice de dérives souvent complexes justifiant que des spécialistes s’en fassent docteurs — des spécialistes distingué(e)s parce qu’ayant étudié de près les distinctions qui structurent le réel et le réalisable économiques et n’ayant pas renoncé à continuer à le faire.

Cours d’économie définie

Un cours d’économie politique, gratuit, ouvert à qui se porte volontaire pour le suivre, ne nécessitant pour être suivi que de disposer d’une connexion au net, se met aisément en place quand les leçons sont déjà établies sous la forme de pages web. Nous nous en rapprochons, mais nous n’en sommes pas encore là. Certes, il y a dans notre boîte à outils de quoi monter une série de liens et de questions à choix multiples dispensant un tel cours. Mais l’introduction n’est encore qu’à l’état d’ébauches alors qu’il nous faut pourvoir à son montage sans suspendre les travaux tant sur la moyenne section que sur la grande.[2]

Nous considérerons la version initiale de la petite section comme terminée quand le cours la couvrira entièrement. Cela passera vraisemblablement par des retouches de son texte, ou même des refontes complètes de plusieurs de ses passages. Il en ira de même pour la deuxième puis la troisième section au fur et à mesure de l’extension du cours.


[1] L’usage de l’adjectif « pédagogique » au-delà de ce qu’est originellement la paidagôgia, à savoir l’éducation des enfants, fait ombrage à la fréquence de l’emploi de « didactique » — didaktikos : qui sert à enseigner, à former. C’est avec un effet de bord qui connote « didactique » avec ce qu’exprime « dogmatique ». Une économie politique de base et strictement définie vise à être moins dogmatique, dans la connotation originelle de cet adjectif, en étant plus authentiquement scientifique que les assemblages qu’elle a pour ambition de remplacer. Son introduction dans l’enseignement public et la pratique politique n’en est pas pour autant facilitée. Le contraire est bien plus vraisemblable, même en cas de catastrophe économique ou d’origine largement économique.

[2] En 2014, une/la série de ces ébauches sera constituée d’articles dont le titre comportera toujours « économie définie ».