104 - Jeudi 9 juin 2009

Paul Fabra, sans céder à la facilité « de crier au loup avec des chiffres et des pourcentages », peut hélas titrer en cette seconde semaine de juin 2009 : « Scénario maudit mais commode ». Il résume son propos par ces deux phrases : « Le scénario maudit vers lequel les Occidentaux s’acheminent les yeux encore à demi bandés s’apparente à la déflation à la japonaise. Son atout : laisser le gouvernail et les gros profits au monde financier ! ».

Dernier paragraphe : « En demandant aux banques centrales de garder leur indépendance de jugement (…) et aux gouvernements de préparer dès maintenant leur sortie de l’économie de crise, Angela Merkel a fait entendre la voix peut-être désespérée de l’intelligence et du courage. Et l’Occident, a-t-elle dit aussi, ne pourra pas se payer une nouvelle crise dans dix ans. »
C'est donc en moins d’une génération qu'il faudra effectuer un changement d’idées directrices en matière d’économie; c’est très court. Raison de plus pour travailler dur à en faire prendre le chemin.

La chronique de Paul Fabra de cette semaine.

Dominique Michaut & Antoine Lonjon