106 - Mardi 30 juin 2009, épisode 3

Annonce

Vient de paraître, de Thierry Charles, lecteur des chroniques de Paul Fabra et du bulletin de l’atelier, « Réforme des délais de paiement et modernisation de l’économie : De l’intention aux actes ? », éditions « Lignes de repères », www.lignes-de-reperes.com.

Les conditions de paiement inter entreprises sont sensiblement plus longues et aléatoires chez nous qu’en Allemagne, notamment. La LME, loi de modernisation de l’économie, entrée en vigueur en janvier de cette année, est censée éliminer ce mal français. Qu’en est-il ? Thierry CHARLES, docteur en droit, directeur des affaires juridiques d’Allizé Plasturgie, membre du comité des relations inter industrielles de sous traitance, répond. Ce livre est disponible en librairie depuis quelques jours.

Feuilleton de science économique

Épisode 3 - La science économique faite science objective

Il n’y a pas de subjectivité spécifique à la pratique des échanges marchands et des transferts. Dans cette pratique, la convoitise et la cupidité n’interviennent pas davantage qu’ailleurs. L’appétit de pouvoir d’achat est une déclinaison de l’appétit de pouvoir. L’économisme est un psychologisme. Réducteur de libre-arbitre et auto réalisateur, il n’est ni libéral ni scientifique. Il laisse de côté le réel objectif qui le gêne. La science économique ne fait pas de même; tout au moins quand cette science n’a pour périmètre que l’étude des aspects objectifs de la pratique des échanges et des transferts.

Cette pratique se décline en actes très structurants de la vie sociale. Il suffit de se décider à observer la variété de ces actes et leurs importances immédiates et à terme pour en convenir. Ainsi que pour renoncer au préjugé que la science économique faite science objective est trop pauvre pour être utile.

Tout ce qui intervient dans la pratique des échanges et des transferts n’entre pas dans le périmètre de cette science. Mais de ce tout, qui peut prétendre en être capable ? L’univers sans limite et hétéroclite des discours sur ce qui est réputé être économique est rhétorique. Il n’est au mieux que parfois scientifique quand cet adjectif veut aussi dire objectif.

La science économique faite science objective est, elle, définissable et homogène. Son but est clair : produire un socle de normes qui contribuent à rendre la pratique des échanges et des transferts moins arbitraire et plus utile. Des échanges marchands et des transferts de termes de ces échanges. Avec, au premier rang des questions de fond que cela soulève : comment s’y prendre pour mettre au jour ce socle de normes ?

Bulletin suivant

Il comprendra le résumé de la chronique, à paraître le 7 prochain, de Paul Fabra. Puis il produira une première réponse à la question du comment s’y prendre.

DM & AL

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