113 - Dimanche 11 octobre 2009, épisode 9

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La conférence-débat sur L’avenir de la pensée économique est le nôtre a été inaugurée à Lyon le 1er octobre. Son canevas a pris la forme d’une présentation assistée par ordinateur. Ce canevas est, sur le site de l’Atelier Paul Fabra, publié dans la section Revue d’économie objective sous le titre Conférence inaugurée à Lyon le 1/10/2009.

Le feuilleton de science économique

Au neuvième épisode, nous n’en sommes encore qu’à la question du travail. Certes, c’est après avoir produit et justifié une définition logiquement recevable et politiquement saine de la science économique. Le propos peut néanmoins sembler ne pas avancer assez vite.

Patience. Si, depuis deux siècles, l’économie politique avait progressé dans sa constitution en science incontestable pour ce qui de ses concepts de base, il serait aujourd’hui superflu d’y revenir car il nous suffirait d’ouvrir nos dictionnaires pour, au besoin, nous rafraîchir la mémoire. Comme ce n’est pas le cas, il nous faut consentir de nous attarder au plus élémentaire.

Épisode 9. L’acception par défaut du mot « travail » en science économique

L’expression « service fourni par un individu au seul moyen de la dépense de son énergie » est précise mais très incommode. Le mot « travail » est, lui, équivoque, au sens littéral de cet adjectif.

Quand, à propos d’un individu ou de plusieurs, on parle de « travail », il s’agit ou bien d’une dépense de son énergie, ou bien du service fourni qui est le produit de cette dépense, ou encore d’un emploi procurant un revenu. La science économique étant l’étude de ce qui est spécifique à la pratique des échanges marchands et des transferts de termes de ces échanges, quand il y est question de « travail » il s’agit par défaut du service fourni.

C’est, en effet, toujours la fourniture de ce service qui est l’un des deux termes de l’échange quand l’autre terme est la rémunération du travail. Ce n’est jamais la dépense d’énergie ou le temps passé, même quand ce dernier intervient dans le calcul de la rémunération du travail.

Echange marchand : salaire

Contrat de travail, droit du travail, marché du travail, prix du travail, revenu du travail, temps de travail. Ces expressions de grand usage ne désignent des réalités établies par la pratique des échanges marchands que dans l’acception par défaut du mot « travail » en science économique.

L’épisode suivant

Le travail rémunéré est une marchandise car il est le terme d’un échange dont la contrepartie est sa rémunération. Quelle est, dans la pratique des échanges marchands, la place de cette marchandise ?

DM & AL