119 - Lundi 25 janvier 2010, épisode 16

Le feuilleton de science économique, premier épisode sur l’entreprise

L’entreprise est la seule entité qui n’existe que par et pour la pratique d’échanges marchands.
[Ce paragraphe n’est à faire figurer que dans le bulletin.] Cette proposition est la première du chapitre 3, L’entreprise. Son commentaire a été réécrit récemment. Les intertitres et paragraphes suivants sont le début de cette nouvelle version.
1. Cette proposition est une définition au sens de ce concept en théorie des ensembles.
Cette définition est de l’entreprise commerciale. Quel que soit son statut juridique. Quelle que soit la durée pour laquelle elle a été établie. Que cette entreprise soit par ailleurs dite agricole, artisanale, financière, industrielle, libérale, etc. Que sa propriété soit privée ou publique ou mixte. Qu’elle soit ou non enregistrée en tant qu’entreprise.
Une définition est aussi une convention de vocabulaire. En l’occurrence, nous conve-nons d’appeler, en économie, « entreprise » tout court l’entreprise commerciale.
L’entreprise a plus de spécificités principales que ce que sa définition indique. La suite de ce chapitre en indique d’autres.
2. Toutes les entreprises humaines ne sont évidemment pas commerciales.
Les familles n’existent pas que par et pour la pratique d’échanges marchands. L’homme ne fait pas que se livrer à cette pratique. Ses entreprises sont bien loin d’être toutes commerciales. Les États n’existent pas que par et pour la pratique d’échanges marchands.
3. L’assimilation d’un État à une entreprise est abusive.
Elle n’en reste pas moins fréquente. La reconnaissance des principales spécificités de l’entreprise reste encore trop peu répandue. Le camouflage d’anomalies en est facilité. Les réformateurs de l’administration publique qui ne le voient pas prennent pour des avancées ce qui se révèle à l’expérience être des reculs.
4. Les entreprises sont des carrefours de marchés.
Des épargnants font des placements contre rémunération. Des travailleurs fournissent des prestations contre leur rémunération. D’autres fournisseurs l’approvisionnent. Des clients lui achètent ce qu’elle met en vente. Il n’y a que dans les entreprises que des échanges marchands de ces différentes catégories sont pratiquées.
 
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