120 - Vendredi 5 février 2010, épisode 17

Vient de paraître

La nouvelle comptabilité publique de Jean-Bernard Mattret. Après avoir cliqué sur ce lien ci-dessus, saisir dans le champ Recherche du site de l’éditeur le titre de l’ouvrage ou le nom de son auteur. Jean-Bernard Mattret, docteur en droit et en techniques comptables et financières, est membre du comité de relecture de l’Atelier.

 

Le feuilleton de science économique

L’entreprise n’est pas inéluctablement asservie à un maximum à l’avantage de ses propriétaires et dirigeants.

Cette proposition 3.2 serait par trop angélique. Mieux vaudrait la tenir hors du champ de la science économique.

1. Peter F. Drucker oppose une argumentation à qui juge cette affirmation irréaliste.

L'extrait reproduit en appendice C302 permet d'en juger. Nous recommandons d'en prendre connaissance.

2. L'impératif du maximum de profit est antilibéral.

La liberté d'entreprendre comporte le libre choix de fins licites. Quand le maximum de profit est élevé au rang d'un impératif, le libre choix des fins est moins pratiqué. L'exercice de la liberté d'entreprendre s'en trouve appauvri. Les réductions de concurrence prolifèrent. Il faut, en effet, ces réductions à la systématisation d'abus.

3. L'alternative du maximum de plus-values est encore plus contestable.

Je suis propriétaire d'un bien immobilier. Je le mets en location. Le locataire se met à ne régler qu'une fraction du loyer convenu. Je lui demande pourquoi. Il me répond que la hausse de l'immobilier pourvoit à mon enrichissement. C'est évidemment inacceptable.

C'est pourtant ce qu'un courant de doctrine incite les sociétés commerciales à faire. Limiter les loyers que les dividendes constituent à une faible fraction du bénéfice, commande cette doctrine. Mais, c'est là où elle veut en venir, s'en remettre au marché, et si possible le manipuler, afin que la plus-value fasse plus que compenser la faiblesse des dividendes.

Il y a évidemment une autre façon de procurer des retraites par capitalisation. Cette alternative utilise, elle, le plein jeu des échanges marchands.