133 - Samedi 26 juin 2010, épisode 30

Deux dérives

Au premier rang des entraves au plein jeu des échanges marchands, et partant au plein-emploi, il y a deux dérives. Elles sont à ce point entrées dans nos mœurs qu’il faut des néologismes pour les désigner. L’un est le créditisme, l’autre le rétentionisme. Créditisme : du crédit là où il faudrait d’une part du capital strictement dit, d’autre part des dépenses publiques de fonctionnement plafonnées au produit des impôts. Rétentionisme : les entreprises retiennent une partie des bénéfices pour leur autofinancement et, avec tous les autres employeurs, retiennent une partie du salaire entier pour le bien de travailleurs réputés incapables de faire preuve d’assez de prévoyance. Renoncer conceptuellement à ces deux dérives ouvre la voie d’une politique économique foncièrement renouvelée.

Feuilleton de science économique, épisode 30

La synthèse des « produits » et des « charges » est appelée « compte de résultat » :

1. Le produit principal d’une entité est spécifique à sa catégorie.

2. Les « charges » comprennent toujours les dépenses de fonctionnement.

3. Les flux de résultat et de trésorerie sont, le plus souvent, différents.

4. L'universalité du principe de calcul du « résultat » ne doit pas faire illusion.

5. Le « résultat » est une épargne ou une désépargne pour deux catégories d'entité.

6. Un « excédent » et un « déficit » sont « de trésorerie » ou « de résultat ».

Le prochain épisode sera le dernier relatif au chapitre 3.

Viendra ensuite la série, centrale, longue en raison de la matière traitée même en s’efforçant de s’en tenir à l’essentiel, sur Le capital, le profit et l’emploi.

DM