138 - Lundi 16 août 2010, épisode 35

Définition du capital, 4/10

Le crédit participant au financement d’une entreprise et le capital sont, sur plusieurs points, des contraires.

La théorie et la pratique de l’économie de marché tendent ou bien à estomper ces contraires ou bien à en tirer un parti qui participe à leur assainissement.

1. Aucun terme de remboursement n'est attaché au placement en capital.

Au crédit est attaché un terme de remboursement ou l'exigibilité à tout moment d'un remboursement partiel ou complet.

La possibilité du remboursement d'un apport en capital existe dans le cas des sociétés « à personnel et capital variables ». Nous y reviendrons plus avant.

2. La propriété ou copropriété d'une entreprise est attachée au placement en capital.

La seule propriété d'une créance est attachée au placement en crédit.

3. Le revenu constitué par tout ou partie du bénéfice d'une entreprise est attaché au placement en capital.

Le paiement d'un intérêt est attaché au financement par du crédit.

Le prix du crédit est susceptible d'être, une fois conclu, fixe. Le revenu d'un placement en capital est exposé à varier selon les résultats et la trésorerie de l'entreprise.

4. Le recours d’une entreprise au crédit participe à la minoration du capital de cette entreprise.

Inversement, le recours d’une entreprise à une augmentation de son capital participe à la minoration de l’endettement de cette entreprise.

D’autres considérations vont dans le même sens

5. Le remboursement d’un principal d’un crédit constitue une sortie de trésorerie.
6. Les taux de bénéfices d’une entreprise sont toujours, au-delà d’un petit moyen terme, dépendants de la hauteur relative et de son financement à plus d’un an.
7. L’insuffisance de capital est presque toujours due à une insuffisance du nombre d’actionnaires.
8. Un capital nouveau est une contribution à l’augmentation de la production de richesses marchandes.
 
Puis l’existence de deux sortes de spéculation financière est située.

 DM