139 - Mercredi 25 août 2010, épisode 36

Définition du capital, 5/10

Le taux de capitalisation d’une entreprise importe plus que le montant de son capital.

1. Appelons « taux de capitalisation d’une entreprise » le rapport entre son capital et le total de son bilan (= du passif ou de l’actif).

Un capital assure le financement permanent d’une entreprise. Il le fait d’autant mieux que le rapport qui vient d’être défini, quand il est exprimé en pourcentage, se rapproche de 100.

Rien de la mathématique de l’accumulation exponentielle n’entre dans la détermination de ce rapport. Notons, à charge d’y revenir, que l’accumulation, au moyen de placement en capital, plus rapide que celle fournie par le placement dans un livret d’épargne à intérêts composés, sans prendre le risque que la cotation d’une action en bourse fait encourir, sans priver de la faculté d’une liquidation aisée à tout moment, n’est pas forcément destinée à rester marginale en économie de marché.

2. Le remplacement de la mention obligatoire « Société… au capital de … » par « Société… capitalisée à …. % (……. €) » présente deux avantages.

Cette mention renseigne mieux sur la solidité financière de l’entreprise. De plus, elle stimule, par les très faciles et fréquentes comparaisons auxquelles elle invite, l’élévation du stock national de capital.

L’extension de cette publicité pourrait être progressivement étendue, par le Code du commerce, aux entreprises en nom propre. L’efficacité de cette mesure s’en trouverait renforcée.

Autres arguments

3. La propriété juridique d’une entreprise est une chose, sa propriété économique en est une autre. 4. L’apporteur de capital d’une entreprise en nom propre n’est réellement propriétaire que d’une proportion de chacun des actifs inventoriés au bilan. 5. La sécurité du placement en capital est certes fonction de toute une série de variables. 6. Un marché est, de toute façon, ce que l’on en fait. 7. De proche en proche la dispersion des dividendes et celle des taux de capitalisation s’amenuisent. 8. Il n’y a que dans une économie interentreprises au comptant que les taux de capitalisation de n’importe quelle entreprise à n’importe quelle entreprise deviennent directement comparables.