200 – 19 février 2014

Les ratios de meilleur aloi ne sont pas encore les plus utilisés

Les deux tiers de cet article ont été publiés par Le Cercle Les Echos sous un autre titre.

Où distribuer davantage crée des emplois

Le capitalisme de plus-value y perdra son empire ; le capitalisme de rendement sera son alternative ; moins de darwinisme social régira la répartition des revenus :

DM, AL

¤ Capitalisme et coopératives

Dans le périmètre du capitalisme de rendement, faites-vous entrer les coopératives ? 

Réponse (DM, 20 février) - Oui, mais à condition qu’elles distribuent des dividendes quand elles sont bénéficiaires. Les coopératives, qui ont une grande place dans l’économie (française notamment : agriculture, assurances, banques, distribution, petite et moyenne industrie), se situent volontiers aujourd’hui encore comme étant non capitalistes. Effectivement, elles ne donnent pas aux détenteurs de leurs parts de capital social accès à la réalisation d’une plus-value. Ce n’est pas pour autant qu’elles font le choix d’être ouvertement des acteurs du capitalisme de rendement. La plus grosse branche du capitalisme est devenue celle des entreprises qui ont un capital social —, autrement dit celle des sociétés établies afin d’être principalement des foyers d’échanges marchands : de fait toutes les coopératives font partie de cette branche. Mais cette branche est en réalité créditiste quand il y a dans le financement de ces sociétés (dans leurs passifs, donc) le moins possible de capital social au moyen du plus possible de crédits. Particulièrement en France, les coopératives sont encore souvent dans cette situation, défavorable à la création d’emplois.