Les échanges économiques

Pour la vente d’un service ou d’un bien, le législateur a rendu la contrepartie monétaire non refusable ou même parfois obligatoire.[1] Quand un troc est effectué, aucun des deux objets échangés n’est une quantité d’argent. L’utilisation de la monnaie revient néanmoins au même que si le troc pouvait être universel : les services et les biens vendus sont finalement échangés entre eux et uniquement entre eux. Cette loi naturelle est inviolable. Des échanges sociaux portent sur les services et les biens cessibles les uns contre les autres, le plus souvent par l’intermédiaire d’une quantité de monnaie.

Or l’ensemble qui a pour seuls éléments ces échanges, trocs compris, présente la propriété remarquable d’être strictement définissable.

Bien qu’il y ait de fortes raisons de dire de ces échanges et d’eux seuls qu’ils sont marchands, qualifions-les ici seulement d’économiques. Faisons grand cas de ce que cette qualification procure : la nette délimitation dans l’univers des échanges sociaux de ceux qu’il est convenu de dire économiques et de ceux-là seuls.



[1] Sur un territoire, une monnaie a un cours légal quand son pouvoir libératoire a été juridiquement fait si général que personne ne peut refuser l’acquittement d’un dû par cession d’une quantité de cette monnaie. En France comme en d’autres pays, il est devenu de règle générale que les salaires ne soient acquittables que par chèque ou virement bancaire.