N - L'intérêt de l'épargnant et du citoyen

L’épargnant, quelque soit son âge, qu’il soit « actif » ou « inactif », a tout intérêt à ce qu’il existe des actions restituables, à deux conditions, déjà évoquées : leur rendement moyen doit être de même niveau que celui des actions négociables des entreprises de même nationalité, les entreprises à capital social entièrement composé d’actions restituables — ou partiellement, pourquoi pas ? — doivent distribuer à leurs sociétaires des actions gratuites ou élever la valeur nominale des parts lorsque l’érosion monétaire justifie qu’elles réévaluent leurs bilans.

Quand ces conditions sont remplies, par l’achat et la conservation d’actions restituables l’épargnant dispose d’un placement qualité-retraite, pourvu qu’il diversifie suffisamment ce compartiment de son portefeuille. Cela se passe sans intermédiaires. On comprend que des financiers fournisseurs d’intermédiations, des syndicalistes arcboutés à la retraite par répartition et d’autres fassent corps pour ne voir dans cette possibilité que de l’enfantillage.

Considérons quatre sous-systèmes économiques de grande importance sociale : le système éducatif, le système d’assurance chômage, le système du logement à prix modéré, le système des soins médicaux et des prises en charge de ses coûts. Qu’en faire ?

Les étatiser plus avant à cause de leur importance ? Le risque est alors grand que leur financement fasse obstacle à l’assainissement assez complet des finances publiques pour que, d’effet en effet, l’économie publique ne devienne pas, comme c’est le cas aujourd’hui en France, une cause de manque d’emplois. Faire de leurs établissements la propriété du grand public par du capital social composé d’actions restituables ? La pleine rémunération du placement en capital et la publicité systématique des taux de cette rémunération, étendues à toutes les sortes de sociétés de fait marchandes y compris quand leur raison d’être est une fourniture médicale ou éducative ou autrement sociale, procure à cette voie de réforme une viabilité économique et politique qui lui a fait défaut.