P - Le pouvoir des politiques

La technicité des actes refondateurs que cet article vient de situer est faible. Leur accomplissement n’en est que plus viable politiquement.

Soit un nouveau gouvernement qui, depuis le début de la campagne qui l’a porté au pouvoir, répète avec la majorité parlementaire qui le soutient : « Nous préférons des dividendes élevés mais accompagnés d’augmentations de capital social qui leur soient supérieures plutôt que des dividendes faibles et des moindres augmentations de financement permanent[1]. C’est meilleur pour l’emploi, c’est meilleur pour l’épargne, c’est meilleur pour l’exportation. » Le bon sens y trouve son compte quand est mis à l’appui de ces dires deux idées simples et justes : le placement d’épargne en nouveau capital social est le moyen le plus sain de relance économique, les mesures législatives de définition et de publicité du taux de profit sur capital facilitent des comparaisons qui renforcent l’autorégulation du système économique.

Dès que ces mesures sont entrées en application, en peu de trimestres des aspirations majeures de la population commencent à être mieux satisfaites : emplois, écarts décents de salaires, hausse du revenu total du travail supérieure à celle du revenu global, fructification et sûreté de l’épargne placée, moins de surendettements. De plus, une réconciliation progresse : celle du corps social avec sa classe politique.



[1] Capital + réserves + report à nouveau = ressources financières (passif) moins dettes.