C - Capital versus quasi-capital

Il y a d’une part l’épargne directement placée en capital par les particuliers et les associations privées non commerciales. Il y a d’autre part des actions acquises par des entreprises, dont des établissements financiers, ou par une entité publique. Disons de ces dernières actions, qui sont une intermédiation dans le placement en capital, qu’elles sont des titres de « quasi-capital » afin de faire apparaître qu’elles ont des propriétés économiques différentes des actions détenues par les particuliers et les associations privées non commerciales.

Le recours au quasi-capital diminue le nombre de titres de copropriété d’entreprise détenus par les épargnants. Il favorise le repliement de l’appareil financier sur lui-même. Il instrumente des concentrations réductrices de concurrence.

Le législateur dispose de moyens pour réduire ces inconvénients, d’une façon générale ou par secteur, bancaire et autrement financier notamment. L’un d’entre eux est de fixer un ratio minimum de capital par rapport au quasi-capital. Mais il semble bien que ce soit là l’un des volets complémentaires dans un plan de réformes refondatrices du capitalisme.