A.2.1. Lier la croissance deuxièmement au prélèvement public ...

1. Le prélèvement public est la somme des impôts et des nouvelles dettes publiques. Les sécurités acquises par primes d’assurance ou cotisations à des régimes de retraite en sont exclues.

Certaines de ces acquisitions font partie des prélèvements obligatoires. Des souscriptions de titres de dettes publiques peuvent éventuellement faire eux aussi partie des prélèvements obligatoires. Prélèvement public et prélèvements obligatoires n’en sont pas moins deux agrégats différents.

2. Lier la croissance premièrement aux placements directs d’épargne en capital social implique de réduire ou stabiliser le prélèvement public. Réduire quand le surendettement et d’autres dérives ont rendu ce prélèvement exponentiel, stabiliser quand l’accès au plein-emploi est dégagé.

Lorsque c’est réduire qui s’impose, n’attendre ce dégagement que de cette réduction n’est souvent ni nécessaire ni suffisant. Ce n’est pas nécessaire tant qu’il y a de l’épargne à placer, ou à déplacer, en capital social. Ce n’est pas suffisant quand cela détourne de l’élimination des obstacles à ces placements et déplacements.

3. Un gouvernement dans l’obligation de réduire le prélèvement public a un devoir d’explication et d’initiative qui prime l’exécution de cette obligation. Mais ce devoir est l’un des plus difficiles à bien remplir, particulièrement dans un pays où la mentalité dominante a conduit au surendettement exponentiel.

L’explication porte, en effet, sur ce qu’est une économie nationale en bon état. L’initiative porte, répétons-le, sur la levée des entraves aux placements directs d’épargne en capital social. La préparation qui met une nation en situation de réussir cet exercice peut se révéler très longue et ponctuée de rebondissements contradictoires.

4. La réduction du prélèvement public n’est réussie qu’en valeur relative de la somme des revenus du travail et des placements. C’est pourquoi cette réussite est d’autant plus probable que la relance par les placements directs d’épargne en capital social est prioritairement activée s’il se trouve qu’elle est entravée.

La négligence de cette possibilité de relance a ses raisons d’être. Ne pas bousculer des dévolutions de pouvoirs fait partie de ces raisons. L’intermédiation financière renforce des pouvoirs et en affaiblit d’autres. Il en va de même de l’autofinancement par les bénéfices non distribués.