5.2. Est à proprement parler «permanent» ce qui dure jusqu'à la fin.

Le sens du verbe latin permanere est « demeurer jusqu'au bout ».

1. Le renouvellement d’un crédit est à la discrétion du prêteur.

L’éventuelle permanence d’un crédit est subordonnée au bon-vouloir du prêteur.

Le financement d’une entreprise par qui la possède n’a pas le même statut. La permanence d’au moins une partie de ce financement est imposée par l’existence même de l’entreprise. De plus, ce financement permanent est indissolublement lié à la propriété ou copropriété de l’entreprise.

2. Pour une entreprise est « permanent » ce qui persiste jusqu’à sa disparition.

 Une partie du financement d’une entreprise n’est pas assurée par du crédit. Cette partie devient sans objet à la fermeture de l’entreprise. Cette partie est à proprement parler permanente relativement à l’entreprise. L'usage, devenu quasi-officiel, est de dire de cette partie qu'elle est le « capital ».

3. Appeler « capitaux permanents » le passif à plus d’un an d’une entreprise est malencontreux.

Cette partie du financement constitue les « ressources à plus d’un an ». Les dettes à moyen et long termes en font partie. Les dettes à court terme, constitutives des « ressources à moins d’un an », en sont exclues.

Le capital proprement dit devient une fraction des « capitaux permanents » quand il existe des dettes à plus d'un an. Il n’y a que cette fraction qui soit à proprement parler permanente. Les dettes à plus d'un an ne l’étant pas, appeler « ressources à plus d’un an » les prétendus « capitaux permanents » est plus exact.