1.2. Qualifions de marchand tout échange dont l'un des termes est un service rendu ou une propriété autre qu'une quantité de monnaie et l'autre terme, en contrepartie, une quantité de monnaie ou une autre propriété ou un service rendu.

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Echange marchand

Pour le temps du commentaire de cette proposition, nous parlerons d’échanges de type X et de type Y en considérant d’abord un exemple de chaque.

  • Echange de type X : André fait la vaisselle du restaurant d’Antoine en échange, d’une quantité de nourriture ou de monnaie. Le nettoyage de la vaisselle est un service rendu. Sa contrepartie est la cession d’une propriété, sous la forme d’une quantité de nourriture ou de monnaie.

    Exchange Marchand de type X

  • Echange de type Y : Jacques cède à Jean du pain contre du vin ou contre une quantité de monnaie. Il y a, dans cet échange de type Y, cessions réciproques de deux propriétés.

    Exchange Marchand de type Y

Aussi bien un échange de type X que de type Y est un troc quand la contrepartie n’est pas une quantité de monnaie et il est en partie un troc quand la contrepartie n’est pas seulement une telle quantité. Dans une économie où la pratique du troc est devenue très marginale et paraît devoir le rester (hors catastrophe monétaire), un énoncé un peu plus court de la proposition 1.2 devient presque suffisant.

DÉFINITION SIMPLIFIÉE: Échange marchand Qualifions de marchand tout échange dont l’un des termes est un service ou une propriété autre qu’une quantité de monnaie et l’autre terme une quantité de monnaie.

André fait la vaisselle du restaurant d’Antoine en échange d’une quantité de monnaie qu’il utilise ultérieurement pour acheter un objet vendu par Jacques qui à son tour use de cette quantité de monnaie pour se livrer à un échange de type X ou Y et ainsi de suite quasi à l’infini. Les échanges de type X et Y sont les rouages d’un même système qui font partie d’une sorte de contrats comportant obligations réciproques des deux parties. L’utilisation d’un qualificatif spécifique à l’ensemble des échanges de type X et Y s’impose pour rendre compte de leur double appartenance à un même système et à une sorte de contrats. Ces échanges sont donc qualifiés de marchand. Le qualitif marchand mène naturellement à la marchandise : un échange marchand, c’est-à-dire un échange dont l’un au moins des deux termes est une marchandise mais étant alors entendu – élargissement – que n’importe quelle prestation à titre onéreux est une marchandise. Les échanges marchands sont un des échanges sociaux. Tout contrat comportant obligations réciproques n’est pas forcément marchand ; par exemple le contrat de mariage. Parmi d'autres exemples d'échanges sociaux non marchands on trouve les échanges de politesses et d’injures dégénérant en échanges de coups.

Taxonomy des échanges

Marchandise : l’objet apporté au marché par son vendeur et rapporté du même marché par son acheteur.

Y compris – élargissement – le marché de l’emploi salarié et le marché du placement en fonds permanents d’une entreprise (le capital de cette entreprise).

Qu’est-ce qui fait la différence entre une marchandise et un objet qui n’en est pas une ? Quelles sont les différentes catégories homogènes de marchandises ? Une théorie des échanges marchands, c’est-à-dire des échanges de marchandises, n’est pas assez solidement étayée si elle ne prend pas appui sur une théorie de la marchandise. Sans cet appui, la théorie économique ne précise pas assez ce qu’elle étudie et les aspects objectifs de la loi systémique de l’offre en échange de l’offre ne s’en trouvent pas assez méthodiquement élucidées. D’où, ici, le chapitre 2 sur la marchandise.

DÉFINITION : Marchandise Hors des changes d’une quantité de monnaie contre une autre quantité de monnaie, toutes les contreparties en échange d’une quantité de monnaie.

Faire l’inventaire des grandes sortes de contrepartie en échange d’une quantité de monnaie divise l’ensemble des marchandises en sous-ensembles. Cette division est accessoire dans la pratique des échanges marchands si le déterminant principal de n’importe quel prix, ou valeur d’échange, est toujours le même. Dans le cas contraire, le déterminant principal varie d’une grande sorte de marchandise à l’autre. Pour s’en assurer, une méthode s’impose : postuler le cas contraire quitte à devoir conclure que le déterminant principal est toujours le même. Donc ne pas s’attarder à la question : d’où vient la valeur (d’échange) de toute chose qui se vend et s’achète ? Lui préférer : d’où vient la valeur (toujours d’échange) de chaque grande sorte de chose qui se vend et s’achète ? Donc en se gardant de toute pétition de principe dont celle, remarque en a déjà été faite, de la loi de l’offre et de la demande en tant que régisseuse principale de la formation de tous les prix.