7.9. Trois réformes qui rendent la relation EPCE plus efficiente renforcent la tendance à l’égalisation des taux de profit sur capital.

1. Ces trois réformes sont liées.

Toute trois ont pour objet commun les taux de profit sur capital. L’une normalise leur chiffrage. L’autre organise leur publicité. La troisième porte sur la production statistique et la mise à disposition de grand public des taux moyens de profit sur capital.

Dans l’organisation de cette publicité, il y a l’obligation faite d’accompagner l’annonce et le service d’un « dividende » du taux normalisé de profit sur capital correspondant.

2. Par la publicité des taux de profit sur capital, plus d’épargne est attirée vers les placements en capital de plus fort rendement.

Ce plus a un effet, admis par David Ricardo notamment mais depuis plusieurs générations le plus souvent laissé de côté. Après, pour ainsi dire, la prime tirée de ces plus forts rendements par ceux qui ont eu la chance ou la perspicacité de s’y risquer, cette attirance provoque une tension de la concurrence qui réduit ces rendements.

3. Par la publicité de taux moyens de profit sur capital, les diversifications, reconversions et fermetures des entreprises les moins rentables surviennent plus tôt.

Dès lors que des taux moyens de profit sur capital sont annuellement publiés et commentés, ils deviennent une référence de notation. Les entrepreneurs réagissent d’autant plus vivement à la note qui les concerne qu’ils sont dans l’obligation de la publier. Les placeurs en capital réagissent eux aussi plus vivement. Les décisions de diversification, reconversions et fermetures en viennent à être, dans l’ensemble, prises plus tôt.

4. Tout n’est pas encore devenu commun en gestion la plus avisée d’entreprise sous la férule de la concurrence.

Cet argument fait référence à la solution au problème de la répartition des coûts communs et à la réduction volontaire des inégalités de rentabilité de même appartenance. L’actuel état de l’art et la technicité de ces innovations rendent aujourd’hui impossibles de les exposer clairement en peu de mots. Mais qui voudra bien s’en enquérir en étudiant le dernier chapitre du présent traité ne pourra qu’en convenir : des changements dans la manière de pratiquer l’économie d’entreprise auront tôt ou tard pour effet de renforcer la tendance à l’égalisation des taux de profit sur capital.