7.8. Par la relation EPCE, le capitalisme libéral comporte un dispositif permanent de relance.

1. Les sens donnés aux mots « capitalisme » et, dans son emploi en économie, « libéralisme » sont ceux indiqués plus haut.

Ces sens, spécifiés dans l’argumentation de la proposition 4.1.10, font que les expressions équivalentes « Capitalisme libéral » et « Libéralisme capitaliste » ne sont pas tautologiques.

2. Les quatres conditions d'une relance sans effet pervers.

Une tel relance a pour seul financement des nouveaux placements en capital. Aucun de ces nouveaux placements ne provient d’un crédit obtenu à cette fin. Les entreprises financées n’ont pas réduit leur taux de capitalisation en s’endettant. En particulier, les nouvelles entreprises ont maintenu un taux de capitalisation au plus proche de 100 % jusqu’à ce que le seuil de leur rentabilité structurelle ait été franchi.

3. Que peut-il se passer au pire quand une relance remplit ces conditions ?

Le plus gros de cette épargne est perdue par ses détenteurs. Tout se passe alors comme si ce plus gros avait été des subventions qui ont servi à payer des salaires et à faire d’autres achats. Sauf prévisions de recettes fiscales qui se révèlent avoir été trop imprudentes, les finances publiques ne s’en trouvent pas dégradées.

4. Ce ne serait pas vers les pouvoirs publics qu’il y aurait lieu de se retourner dans un tel cas.

Ce serait bien, en revanche, vers les formateurs et les conseils des créateurs et repreneurs d’entreprise. Les orientations qu’ils ont pris la responsabilité de relayer sont, au vu des résultats, trop souvent calamiteuses.

5. Le créditisme, cet opposé de fait au capitalisme, détourne de la relance par davantage de mises en capital principalement.

Plus de mises en capital n’est pas hors de ce que le créditisme conduit à concevoir et à vouloir. Mais c’est à condition que plus encore de mise en circulation de crédit aux entreprises soit effectuée. Si, en effet, cette condition n’est pas remplie, la remontée du taux moyen de capitalisation rapprocherait du seuil à partir duquel il y a basculement en capitalisme, avec la moindre croissance du secteur financier que cela implique.

6. Le centralisme, cet opposé de fait au libéralisme, procède d’une illusion qui détourne ses états-majors de la prise en compte de la relation EPCE.

Cette illusion est le produit du culte de la puissance. En économie, des entreprises grandes à l’internationale, avec de préférence parmi elle plusieurs premières mondiales, aurait un effet d’entraînement indispensable à la croissance. S’en préoccuper davantage que de l’état du tissu des petites et moyennes entreprises serait de bonne politique économique.

Alors la vanne est grande ouverte aux interventions palliatives et incitatrices. De plus en plus téléguidées par des groupes de pression, ces interventions sont les instruments d’une « ingénierie économique et sociale » qui, à déjà trop de bureaucratie et d’oligarchie, en ajoute davantage. Pour tenir ce cap, mieux vaut non seulement déclarer le plein-emploi désormais impossible mais aussi reléguer en fond de cale, ou même passer par-dessus bord, les autorégulations qu’on ne veut pas prendre le temps d’étudier et de faire mieux fonctionner.