7.10. La relation EPCE ne détermine qu’en partie la hauteur, à chaque instant, du taux moyen de profit sur capital.

1. Le profit a, rappelons-le, deux fonctions.

L’une est de susciter suffisament de placement en capital pour qu’il en résulte un nombre d'emploi suffisant. L’autre est de procurer ce qu’il est déplacé de ne pas appeler des « rentes » alors qu’on parle tant de « rentabilité » et des problèmes que le service de pensions de retraites pose.

2. En période de sous-emploi, le taux moyen suffisant de profit sur capital est celui qui permet d’en venir ou revenir au plein-emploi.

Le qualificatif « suffisant » fait alors référence à la première des deux fonctions du profit ci-dessus rappelées.

3. En fin de période de sous-emploi et début de période de plein-emploi, le taux moyen national de profit sur capital baisse.

Cette baisse a pour cause les augmentations de salaires favorisée par la concurrence de plein-emploi sur le marché du travail.

La survenance de cette baisse soulève deux questions.

4. La période de plein-emploi se prolongeant, les taux moyens de profit sur capital sont-ils susceptibles de devenir extrêmement faibles, voire nuls ?

En toute période, du capital est perdu. Rien que pour maintenir le stock national de capital, il faut de nouveaux placements. Des taux moyens de profit sur capital trop faibles les compromettent. C’est pourquoi après le temps de la baisse de ces derniers vient, en période de plein-emploi, celui de leur stabilisation.

5. Dans la régulation des taux moyens de profit sur capital, une autre suffisance que par rapport à l’état de l’emploi est-elle susceptible d’intervenir ?

La fonction du profit qui a pour objet de procurer des rentes incline à le penser. Mais il faut aller y regarder de plus près.

Nous allons le faire dans la première partie du chapitre suivant sur la répartition du revenu global entre le revenu total du travail et le revenu total des placements.