3.7. La « valeur ajoutée » peut aussi bien être appelée « valeur élémentaire ».

1. Nos manuels disent souvent d’abord de la « valeur ajoutée » qu’elle « est »  une différence entre deux valeurs.

Ce « est » fait fonction de « se calcule par ». Pour ce calcul, l’une des deux valeurs est dite être celle « de la production ». Concrètement, entreprise par entreprise, cette valeur est le chiffre d’affaires hors TVA. La valeur soustraite est dite être celle des « consommations intermédiaires ». Concrètement, entreprise par entreprise, cette valeur est celle des achats consommés de marchandises composées.

2. Les entreprises, entre autres, achètent également de la marchandise élémentaire.

La « valeur ajoutée », dite « nette » parce qu’elle n’inclut pas les amortissements de l’exercice, est celle d’achats de marchandise élémentaire. C’est pourquoi on peut aussi bien dire qu’elle est la « valeur élémentaire ».

Quelle que soit l’adjectif utilisé pour qualifier cette valeur, elle est d’échange.

3. Tous les employeurs participent à la création de valeur d’échange élémentaire.

Ils le font en achetant à des travailleurs leurs services. Doit-on pour autant considérer que ces achats les rendent créateurs de valeur d’échange ? L’acte créateur de cette valeur est la fourniture d’une prestation. Le créateur est le fournisseur de la prestation.

4. Tout mobilisateur d’un placement par un épargnant participe à la création de valeur d’échange élémentaire.

Cette création n’a lieu que quand le service du placement est rémunéré.

Les raisons pour lesquelles il ne s’agit que d’une participation reste les mêmes. Le créateur de valeur d’échange reste le fournisseur de la prestation.

Une association à but non commercial est susceptible d’être un tel fournisseur.

5. En dernier ressort, qui est créateur de « valeur élémentaire », alias « valeur ajoutée » ?

D’une part l’individu qui vend le service de son travail en échange d’un salaire. D’autre part, l’individu ou l’association non commerciale qui vend le service du placement de son épargne en échange d’intérêts ou de bénéfices.