9.1. Appelons « salaire » tout revenu du travail et rien que du revenu du travail.

warning: Creating default object from empty value in /home/atelierpa/www/sites/all/modules/image_filter/image_filter.module on line 191.

1. Le travail qui procure un revenu est l’ouvrage produit par un individu au moyen de la dépense de son énergie et de son temps.

C’est un rappel de ce qui est admis plus haut au sujet :

— du travail, avec la distinction entre travail-dépense (le moyen) et travail-ouvrage (le résultat) ;
— du revenu. À la différence des revenus de placement, les revenus du travail n’ont pour détenteurs que des individus.

Echange marchand : salaire

2. Ce revenu est génériquement appelée « salaire » en théorie économique.

Cela est fait quelle que soit la dénomination sous laquelle cette rémunération, pourvu qu’elle soit du travail, est pratiquée : émoluments, gages, jetons de présence, soldes, pourboires, etc.

Mais cachets, honoraires, piges sont, comme les loyers perçus, le plus souvent du chiffre d’affaires d’une entreprise, que cette dernière soit ou non formellement constituée.

3. Seul un revenu du travail constitue un salaire.

Cette définition exclut du salaire tout revenu de la propriété et, par conséquent, tout intérêt et profit.

4.La distinction des rôles améliore l’organisation de la vie économique.

Le travailleur et propriétaire, ou copropriétaire, de l’entreprise est d’une part salarié, d’autre part placeur qui, à la liquidation de ce qui lui appartient, encaissera éventuellement une plus-value. La distinction de ces rôles, comme plus généralement la distinction des différents rôles économiques joués par les mêmes individus, améliore l’organisation de la vie économique. Inversement, la confusion des rôles est désorganisatrice.

5. Les paquets de rémunération complétant du salaire par du profit et de la plus-value sont désorganisateurs.

Les prestations d’épargnant qui place en titres de propriété et de travailleur non seulement comportent des devoirs et des droits qui leurs sont propres mais aussi interviennent dans des autorégulations certes complémentaires mais différentes. C’est pourquoi l’une des dérives de l’économie de marché est éliminée quand le législateur veille à ce que quiconque ne puisse devenir copropriétaire d’une entreprise qu’aux mêmes conditions que n’importe qui d’autre.

6. X est partisan(e) de la redistribution systématique.

Y n’est pas persuadé(e) que cette systématisation soit assez dénuée d’effets pervers pour être bénéfique. Le débat entre X et Y est sans issue tant qu’ils ne sont pas parvenus à s’accorder sur ce qui rend objectivement normale les distributions, ou répartitions, de revenus en échanges de prestations d’épargnant d’une part, de travailleur d’autre part, ces deux participations non seulement comportant des devoirs et des droits qui leurs sont propres mais aussi intervenant dans des autorégulations certes complémentaires mais différentes.