1.12. La baisse tendancielle des taux de croissance est normale.

1. La croissance macronomique a pour base 100 la somme des revenus.

Ces revenus sont ceux du travail et des placements, toutes pensions viagères incluses, rendement des placements des associations non commerciales compris.

Opposer à la croissance la décroissance revient au même qu’opposer à l’expansion la récession. En revanche, prendre pour base 100 de ces accélérations et décélérations un autre agrégat que celui des revenus ne revient pas au même, notamment en ce qui concerne la clarté de l’information statistique fournie à la population.

2. Un total de revenus qui, pour un pays, passe de 100 à 110 est équivalent au même total qui, pour un autre pays, passe de 1 000 à 1 010.

Dans le premier cas, le taux de croissance est de 10 %. Dans le second cas, il est de 1 %. Dans les deux cas, le pouvoir d’achat des populations concernées a été augmenté du même nombre d’unités monétaires.

Si, sur l’année considérée, les populations de ces deux pays sont, comme le pouvoir d’achat domestique de leurs monnaies, restées stables ou ont évoluées dans les mêmes sens et proportions, ce même supplément de pouvoir d’achat est aussi par habitant.

3. Un taux moyen annuel de croissance stable de décennie en décennie fait une croissance exponentielle.

L’arithmétique de ce scénario est celui des intérêts composés, c’est-à-dire de l’accumulation exponentielle.

Considérer que cette arithmétique est aussi celle de « la capitalisation » expose à prendre un mirage pour du réel. En ce qui concerne les patrimoines et leurs revenus, « la capitalisation » n’a jamais fonctionné au plus et à plein régime que quelques générations durant. Il paraît hautement probable que, pour bien des raisons, il continuera à en aller ainsi.

4. La croissance exponentielle du pouvoir d’achat par habitant ne se peut pas.

Pour qu’elle se puisse, il faudrait que la courbe du plus en quantité ne croise pas tôt ou tard celle du moins en qualité. Autrement dit, il faudrait que le plus en quantité ne se puisse pas au moyen de moins en qualité.

Une fois le croisement des deux courbes manifestement dépassé, le rapport qualité/prix reste un critère autour duquel la concurrence gravite. Mais c’est alors la demande de plus de qualité qui prend plus ou moins progressivement le pas sur l’offre de plus de quantité à moindre prix.

5. L’impôt sur les successions n’est pas, dans son principe, une entrave à l’économie de plein-échange.

Mais cela ne se voit bien qu’après avoir assez complètement observé ce qu’est, pour l’essentiel et à raison de ce qu’elle comporte de plus objectif, la cybernétique d’une telle économie.

La croissance

L'idée de la proposition ci-dessus et des quatre premiers points de son argumentation ont été suggérés par une remarque de Philippe Dujoncquoy. Le dernier point fait suite à un propos d'Antoine Lonjon.