2.16. Les marchandises élémentaires ne sont vendues que par les particuliers.

Assimiler à un revenu le produit des ventes d’une entreprise ou le produit des impôts fait perdre de vue ce que les revenus des particuliers ont de spécifique.

Parallèlement, l’assimiler à une épargne les réserves constituées par les entreprises ou les excédents de recettes sur les dépenses des budgets publics fait perdre de vue ce que l’épargne des particuliers a de spécifique.

C’est pourquoi une bonne convention consiste à dire que seuls les particuliers perçoivent des revenus et épargnent.
Les revenus des particuliers sont la contrepartie en échange de la vente de marchandises élémentaires. Par leur épargne les particuliers se mettent en mesure de vendre le placement de cette épargne, ce placement étant alors une marchandise élémentaire. Les chiffres d’affaires des entreprises proviennent de la vente de marchandises composées. Les recettes fiscales sont des subventions imposées et non pas des contreparties d’échanges marchands.
L’économie est faite pour les particuliers et, en premier et dernier ressort, par eux – par et pour les gens, les individus, les familles. Attribuer à d’autres organisations, entreprises comprises, les prérogatives de celles et ceux par qui et pour qui l’économie est faite revient à s’affranchir de ce précepte.