2.19. Il y a deux sortes de marchandises composées : les marchandises rares et les marchandises industrielles.

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Il y a des marchandises dont aucune industrie humaine ne peut augmenter la quantité et il y en a d’autres qui sont, au contraire, productibles à volonté par l’industrie humaine. Cette distinction a été introduite dans la théorie économique par David Ricardo dès les premiers paragraphes du premier chapitre Des principes de l’économie politique et de l’impôt.

There are some commodities, the value of which is determined by their scarcity alone. No labour can increase the quantity of such goods, and therefore their value cannot be lowered by an increased supply. Some rare statues and pictures, scarce books and coins, wines of peculiar quality, which can be made only from grapes grown on a particular soil, of which there is a very limited quantity, are all of this description. Their value is wholly independent of the quantity of labour originally necessary to produce them, and varies with the variying wealth and inclinations of those who are desirous to possess them.

These commodities, however, form a very small part of the mass of commodities who are daily exchanged on the market. By far the greatest of part of those goods which are are the objects of desire, are procured by labour ; and they may be multiplied, not in one country alone, but in many, almost without any assignable limit, if we are disposed to bestow the labour necessary to obtain them.

Il y a des marchandises dont la valeur d’échange n’est déterminée que par leur rareté. Nul travail ne peut augmenter la quantité de tels biens et leur valeur d’échange ne peut pas baisser par suite d’une augmentation de leur offre. Des statues et des peintures fameuses, des livres et des médailles rares, des vins de grande qualité qui ne peuvent être faits que de raisins cultivés sur des sols particuliers dont il n’existe qu’une très petite quantité, sont tous de cette sorte. Leur valeur d’échange est entièrement indépendante de la quantité de travail qui a été originellement nécessaire pour les produire et dépend des inconstantes fortunes et envies de ceux qui ont le désir de les posséder.

Ces marchandises, cependant, constituent une très petite part de la masse de celles qui sont quotidiennement échangées sur le marché. De loin le plus grand nombre des marchandises qui sont l’objet de nos désirs procèdent d’un travail [tel qu’elles] peuvent être multipliés, non  dans un seul pays mais en beaucoup, à peu près sans aucune limite assignable quand on est disposé à y consacrer le travail nécessaire à leur obtention.

Les marchandises composées dont aucune industrie ne peut augmenter la quantité forment le sous-ensemble des marchandises rares.
Symétriquement, les marchandises composées qui sont produites ou dupliquées en série par l’industrie humaine forment le sous-ensemble des marchandises industrielles.

Hiérarchie des marchandises composées

Certaines théories des prix – dont celle de la théorie néo-classique - ont été élaborées comme s’il n’existait que des marchandises composées rares (voir la définition de science économique).
Dans la réalité l’ensemble des marchandises composées comporte un petit sous-ensemble de marchandises rares et un énormément plus grand sous-ensemble de marchandises industrielles.

Parmi les exemples de marchandises rares que donne Ricardo – citation en commentaire de la proposition 7. 1 –, on trouve des tableaux et des statues, des vins fins, des livres.
Presque tous les objets de collection deviennent, quand ils sont mis en vente, des marchandises rares.
L’espace foncier est une marchandise rare qui a joué et continue à jouer un grand rôle.