2.26. Toute valeur d’échange, en contrepartie marchande, étant ce qu’il est convenu d’appeler un prix, tout salaire et tout profit est un prix.

Les salaires sont en contrepartie d’une fourniture et c’est pourquoi ils sont des prix. Les intérêts dus par un emprunteur à un prêteur sont en contrepartie d’une fourniture et c’est pourquoi ils sont des prix. Les profits sont également en contrepartie d’une fourniture et c’est pourquoi ils sont également des prix.

Même si l’usage se trouve être de ne jamais parler de salaires ou de profits en tant que prix, le fait est que l’ensemble des valeurs d’échange marchand comporte ces deux prix.

Pour l’heure, l’usage est de faire fréquemment cas des salaires en tant que prix et plus rarement, ou jamais dans certains milieux, des profits en tant que prix. Un changement, sur de dernier point, de discours des entrepreneurs, en prélude ou en accompagnement d’un changement de gestion du profit, sera de très grande portée (chapitres 4 et 5 principalement mais aussi chapitres 6 et 7).

Une théorie des prix qui comprend une analyse de la détermination de la hauteur et de l’évolution des salaires mais pas des profits n’est pas seulement incomplète. Ce qu’elle admet d’incompatible avec le fait que les profits sont des prix est faux, de même qu’est faux ce qu’elle admet d’incompatible avec les déterminants effectifs de la hauteur et de l’évolution des profits.