La refondation du capitalisme par quelques réformes

La Revue Politique et Parlementaire a demandé à l'Atelier Paul Fabra une contribution sur le thème de la refondation du capitalisme. L'article qui a résulté de cette demande fera partie de la prochaine livraison de cette revue, dans la deuxième moitié de novembre 2011, à paraître mi-décembre. Ci-dessous le chapeau de cet article puis son résumé (résumé qui ne sera pas repris sur papier pour des raisons de place) dont reproduits puis un lien donne accès au texte complet de l'article en son dernier état à ce jour.

Le capitalisme de plein-échange

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la refondation du capitalisme passe par un changement d’économie politique. Il n’est cependant pas nécessaire que ce changement soit consommé pour orienter une politique économique dans un sens favorable à cette refondation. La pleine rémunération du placement en capital n’existe pas encore. Il en va de même de la pleine rémunération du travail. Or instaurer ces pleines rémunérations présente peu de difficultés techniques. C’est d’autant plus remarquable que ces réformes rendent viable un capitalisme nouveau.

Dominique Michaut, Antoine Lonjon / Atelier Paul Fabra

Cinq problèmes, trois solutions, deux pistes

1. La conciliation de la croissance et de l’assainissement des finances publiques fait problème. Or il y a une solution en sortant du carré de l’orthodoxie actuelle. C’est au moyen d’une réforme de la rémunération du placement en capital.

2. La répartition entre revenu de la propriété, d’entreprise notamment, et revenu du travail fait problème. La réforme de la rémunération du placement en capital active une autorégulation qui solutionne ce deuxième problème. La pente communément admise être celle du capitalisme est renversée.

3. L’écart croissant entre les plus bas et les plus hauts salaires fait problème. La réforme de la rémunération du placement en capital a pour complément logique d’une part une régulation sociale des écarts de salaires, d’autre part l’instauration d’une pleine rémunération du travail, qui elle aussi continue à faire défaut.

4. Le capitalisme trop largement voué à la recherche de plus-values fait problème. Il est systémiquement instable et socialement ségrégationniste. Les quelques mesures décrites à grands traits ont la propriété remarquable de faire changer de cap.

5. Ramener le secteur public à son périmètre régalien fait problème. Ces mêmes mesures ont aussi pour propriété remarquable de mettre la société civile en mesure de prendre le relais de l’État-providence.

 

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