Philosophie politique

11 avril 2011, LC

En fin d’un entretien téléphonique sur le programme dont il a été le rédacteur en chef, un homme politique, en réponse à la question : « En résumé, pourquoi faites-vous de la politique ? » a eu ce cri du cœur : « Pour changer la vie des gens ! ».

Une autre réponse est bien plus accordée aux lois organiques naturelles de la démocratie et de l’économie de marché : pour que la puissance publique rende toute la confiance qu’elle doit à la population, notamment quant à l’aptitude de cette dernière à tirer le meilleur, de son point de vue à elle, de ces lois organiques.

Changer la vie des gens se réalise forcément en passant par des appareils. Mais alors il y a non moins forcément duperie car tout appareil est d’abord au service de ses propres fins quand les lois organiques naturelles de la démocratie et de l’économie de marché sont interprétées par lui.

L’écosubjectivisme fait passer pour avérée son interprétation de ces lois. Le « changer la vie des gens » restera une conséquence logique de ce travestissement tant qu’assez d’écobjectivisme n’y aura pas mis bon ordre. L’avenir de la pensée économique est le notre (Fabra).