Actualités

Depuis le 21 octobre 2013, par ordre alphabétique de leurs titres (dernières actualités parues en colonne de gauche de l'Accueil)

Canada, assistanat, Copernic, fait en France

Date: 
10 janvier 2014

Compte-rendu de Roland Verhille sur sa dernière étude quantitative

Canada : redressement spectaculaire et durable de l'économie

AtelierPaulFabra sur l'assistanat

Le chemin social-démocrate reste à trouver, chronique d'Éric Le Boucher

AtelierPaulFabra à propos de Copernic

En 2014, on attend Copernic, Favilla du vendredi 10 janvier

Fait en France

Ce même jour sur France 2, un sujet du journal de 20 heures a été la reprise de Lejaby par Les Atelières. Sur le ton de l’annonceur d’une fatalité déplorable avec à la clé un problème très difficile à vraiment bien régler, le journaliste qui traita ce sujet fit part du besoin de recapitalisation de cette société coopérative.

Quand en France deviendra-t-il ordinaire de considérer ce qui suit ? La capitalisation d’une société commerciale, à savoir la proportion de capital social dans son financement[1], vient au tout premier rang des augmentations à obtenir tant que son poids n’est pas à la hauteur de deux aspirations. L’une est celle des travailleurs, l’autre des actionnaires, avec ce qu’elles ont d’identique, de légitime et d’indissociable : la sécurité de leurs revenus respectifs.

Marginaliser cette réalité se fait par des sophismes qui ont toujours pour arguments des éléments d’économie politique, souvent sous la forme de règles de gestion disparates.[2] Or l’économie politique la moins mystificatrice et la moins partiale, ainsi que la moins fallacieusement mathématique, aura forcément une caractéristique qui ne fait aucun doute[3]. Elle sera la plus exactement définie.



[1] Comptablement, le passif de son bilan.

[2] De ces règles de gestion, des plus idiotes aux plus sages, tout le monde en a. La politique, entendue comme art de gouverner et se gouverner, est une pratique universelle. L’économie politique n’est pas qu’à raison d’affaires nationales et internationales.

[3] Les économistes de toute obédience qui excluent constamment que leurs analyses et préconisations soient gangrénées par de la sophistique économique font comme si cette certitude n’existait pas.

 

Contreparties, responsabilités, comptes

Date: 
17 janvier 2014

Contreparties

AtelierPaulFabra a commenté sur le thème des contreparties la chronique d'Éric Le Boucher  :
Et si le patronat devenait aussi social-démocrate ?

Responsabilités

AtelierPaulFabra a commenté sur le thème de la responsabilité le point de vue du président du Medef, Pierre Gattaz :
Assurance-chômage : la réforme que vous voulons

 

Comptabilité

AtelierPaulFabra a signalé un aspect de notre travail à Éric Schüller :
La comptabilité analytique : le partenaire indispensable de l'entreprise

 

Rappel

Encouragement à persévérer dans cette voie

Date: 
31 juillet 2014

Un historien ayant une bonne connaissance des avatars principaux de la pensée économique nous écrit avoir éprouvé beaucoup de plaisir à produire un article de mise en perspective de, qualifie-t-il, la « nécessaire et ingrate » reconstruction conceptuelle de l'économie politique sur :

Introduction à l’économie définie >>> L’accréditation

Date: 
09 août 2014

Qu’adviendra-t-il de l’avènement du plein-emploi par le plein échange ? L’économie politique qui en sera le soutènement deviendra-t-elle communément enseignée ? Rien aujourd’hui ne permet de le prévoir.

En revanche, dans la préparation de cet avènement quelques nécessités ne font aucun doute.

Introduction, propositions, prescriptions

Date: 
05 juillet 2014

Les parties de l’introduction ne sont pas numérotées. La numérotation des parties du livre de science économique est par des chiffres, tandis que la numérotation des parties du livre de politique économique est désormais par des lettres.

La faillite contagieuse de l’État providence

Date: 
21 octobre 2013

La loi naturelle des justes prix

Date: 
02 juillet 2014

Les prix dont il s’agit sont ceux auxquels les entreprises vendent. La loi qui les fait justes est naturelle. Mais cette loi de marché, contournable par des obstructions aux comparaisons de tarifs et de rentabilités sans avoir de calcul à faire, est une découverte qui n’a pas encore fait son chemin.

Le plein échange salarial prescrit par Jacques Bichot

Date: 
26 août 2014

Les deux régulateurs du générateur économique

Date: 
25 mars 2014

Au sein de chaque nation, qu’elle soit ou non confédérale, les revenus proprement dits sont exclusivement pour les uns du travail et pour les autres de placements. Ils ont pour générateur l’ensemble des échanges économiques, tant domestiques que par-dessus les frontières. En aval du générateur, l’ensemble des transferts économiques constitue un répartiteur additionnel, au final entièrement alimenté par des prélèvements sur les revenus ainsi que par des legs[1]. Le générateur intègre et interconnecte deux régulateurs :

  • EPCE : Emploi > Profit > Capital > Emploi ;
  • RPP’ : Rentabilité, Productivité, Profitabilité.

Le régulateur EPCE[2] rétablit d’autant plus vite le plein-emploi que l’autofinancement n’ampute pas le profit P : un profit systématiquement distribué rend plus attractif les nouvelles mises en capital C. Disposant de ressources financières stables, les entreprises sont à même d’investir et d’embaucher, ce qui fait remonter l’emploi E. Quant au régulateur RPP’[3], il ajuste aux contraintes de rentabilité R et aux performances de productivité P les niveaux de profitabilité P’, les contraintes R provenant en bonne part du régulateur EPCE. La productivité nationale P commande l’évolution du total national des revenus. Les augmentations des autres productivités P sont répercutées par la concurrence en diminutions de profitabilités P’ de ventes des entreprises[4]. La baisse asymptotique de la profitabilité nationale P’ rend l’économie de marché productrice de la maximisation du revenu total du travail sous contrainte d’un taux moyen suffisant de rentabilité R des placements. Alors cette maximisation est conjointe :

a) au plein-emploi plus longuement que du sous-emploi ;
b) au rapprochement incessant de leurs niveaux suffisants des prix auxquels les entreprises vendent à leurs clients ;
c) aux revenus de vrais placements en remplacement progressif des retraites par répartition qui ont l’inconvénient incorrigible de ne pas participer à l’allongement des périodes de plein-emploi.

Mais il y a une condition générale à l’obtention de ces résultats. L’entier et prompt fonctionnement des régulateurs du générateur économique doit être devenu délibérément préféré à la course aux plus-values. Le capitalisme de rendement, au sein duquel les coopératives ont leur place, doit avoir politiquement prévalu sur le mercantilisme de plus-value[5]. En d’autres termes, le capitalisme du profit suffisant et du plein-emploi doit avoir stoppé l’essor du libéralisme d’enrichissement maximum des propriétaires, des cadres supérieurs et des politiciens de plus haut rang[6].

DM, AL

[1] Dont les legs imposés par voie fiscale tels que les prélèvements du trésor public sur les successions et, quand cette ponction est jugée trop peu réductrice de la disparité des patrimoines privés, l’adjonction d’un impôt sur la fortune avec ses lourds effets pervers dont l’emploi fait les frais. La création de richesse économique est exclusivement fournie par le générateur qui, en même temps, pourvoit à la distribution des revenus avant toute redistribution par le répartiteur. Ce qui envoie à une problématique si cruciale qu’elle est de civilisation. Quels sont les mécanismes de la distribution avant toute redistribution ? Sont-ils pour certains de leurs rouages intangibles et pour d’autres modulables ? Le capitalisme de rendement tend-il à rendre les effets de ces mécanismes plus justifiés que le capitalisme de plus-value ? La maximisation dans la pente naturelle (logique) de l’économie de marché est-elle celle des revenus de placement et des patrimoines qui les procurent ou bien celle du revenu total du travail ? Il est évidemment impossible qu’une défense de l’intérêt général et une politique économique soient aussi pertinentes que possible sans avoir dans leurs assises des réponses justes à ces questions

[2] Le schéma du régulateur EPCE est un triangle isocèle inscrit dans un cercle. Les trois sommets sont l’emploi E, le profit P, le Capital C, C et P étant tels que définis aux chapitres 5 et 6. Le sens de fonctionnement est celui de la rotation des aiguilles d’une montre. Le plus important pour en revenir au plein-emploi reste à faire tant que la proportion moyenne de capital dans le financement des entreprises reste stable et à plus forte raison baisse. Le meilleur moyen d’obtenir l’augmentation de cette proportion n’est pas l’autofinancement par les bénéfices non distribués mais au contraire des rendements effectifs des placements en capital plus élevés, assorties d’augmentations de capital social plus fréquentes et plus élevées.

[3] L’image qui donne le mieux l’idée de ce qu’est la relation RPP’ est celle d’une balance Roberval dont le fléau pivote autour d’un axe monté sur vérin. Un plateau est celui de la rentabilité R, le fléau pivote autour de la productivité P que l’évolution des techniques fait monter, l’autre plateau est celui de la profitabilité P’. Les définitions de R, P et P’ sont telles qu’à toute rentabilité R est égale à une productivité P multipliée par une profitabilité P’. C’est aussi sûr que quand sur un relevé bancaire la somme des débits est différente de la somme des crédits, alors le solde final est différent du solde initial.

[4] Adam Smith, Jean-Baptiste Say et David Ricardo ont fait cas de la tendance à l’égalisation des rentabilités (taux de profit sur capital) entre les secteurs d’entreprises de même nationalité (secteur miniers, manufacturier, financier, des transports, du négoce de gros et de détail, entre autres). Aujourd’hui, cet enseignement est en déshérence. Ce n’est pas pour autant que la tendance en question n’est plus une loi économique naturelle. L’économie définie dégage complètement que la régulation RPP’ intervient non seulement entre secteurs d’entreprises et entreprises du même secteur mais aussi jusqu’aux niveaux les plus fins de même appartenance des fournitures vendues par les entreprises : proposition 11.9.

[5] On peut aussi parler d'anticapitalisme de plus-value puisque son financement le plus utilisé par les entreprises ainsi que les spéculateurs les plus actifs est le crédit et non pas le capital. Le capitalisme de rendement est très durablement soutenable parce qu’il a systémiquement deux supériorités. Il réduit considérablement la fuite en avant dans les gaspillages et l’obsolescence programmée. Il allonge non moins considérablement la durée entre deux crises généralisées. Cela, qui n’en fait certes pas une panacée, ouvre néanmoins une perspective dont bien des gens sentent qu’elle est tenue scandaleusement obturée depuis l’avènement de la finance moderne (années 1980).

[6] Le sous-emploi chronique peut être principalement dû à un prélèvement public (impôts + emprunts) si lourd et croissant qu’il entrave de plus en plus le fonctionnement de la relation EPCE, avec pour résultat un stock national de capital social (au sens de cette expression en droit des sociétés commerciales) qui n’est pas à la hauteur nécessaire au relèvement du stock lui aussi national d’emplois durables. Il est dans ce cas désolant de devoir constater que la classe politique qui a les mains sur les manettes de la politique économique d’un tel pays se révèle incapable d’expliquer à ses électeurs pourquoi les charges publiques (dépenses de fonctionnement, subventions, amortissement financier de l’endettement) doivent être baissées, vigoureusement et durablement baissées : parce qu’elles sont devenues une cause principale de sous-emploi. C’est on ne peut plus logiquement que rentre dans la prescription d’activation des régulateurs EPCE et RPP’ ce qui a été trop vite appelé « la règle d’or », à savoir en plus abouti le respect concomitant de deux règles de gestion des finances publiques.


Cette synthèse sera reprise dans L'introduction à l'économie définie / 2. La méthode de l'économie définie.

L’économie définie > Filiation

Date: 
30 septembre 2014

L’économie politique selon Thomas Piketty

Date: 
23 août 2014

Thomas Piketty écrit, dans la conclusion de son livre Le capitalisme au XXIe siècle :

« Je n’aime pas beaucoup l’expression « science économique », qui me semble terriblement arrogante et qui pourrait faire croire que l’économie aurait atteint une scientificité supérieure, spécifique, distincte de celle des autres sciences sociales. Je préfère nettement l’expression « économie politique », peut-être un peu vieillotte, mais qui a le mérite d’illustrer ce qui me paraît être la seule spécificité acceptable de l’économie au sein des sciences sociales, à savoir la visée politique, normative et morale. Depuis ses origines, l’économie politique cherche à étudier, scientifiquement, ou tout du moins rationnellement, de façon systématique et méthodique, quel doit être le rôle idéal de l’État dans l’organisation économique et sociale d’un pays, quelles sont les institutions et les politiques publiques nous rapprochant le plus d’une société idéale. Cette prétention invraisemblable à étudier le bien et le mal, qui est une matière dont chaque citoyen est le spécialiste, peut faire sourire, et elle est le plus souvent usurpée, ou tout du moins exagérée. Mais en même temps elle est nécessaire, et même indispensable, car il est trop facile pour les chercheurs en sciences sociales de se placer en dehors du débat public et de la confrontation politique, de se contenter de jouer les commentateurs et les déconstructeurs de tous les discours et de toutes les statistiques. Les chercheurs en sciences sociales, comme d’ailleurs tous les intellectuels, et surtout tous les citoyens, doivent s’engager dans le débat public. Cet engagement ne peut pas se contenter de se faire au nom de grands principes abstraits (la justice, la démocratie, la paix dans le monde). Il doit s’incarner dans des choix, des institutions et des politiques précises, qu’il s’agisse de l’État social, des impôts ou de la dette. Tout le monde fait de la politique, à la place qui est la sienne. Il n’y a pas d’un côté une fine élite de responsables politiques, et de l’autre une armée de commentateurs et de spectateurs, tout juste bons à mettre un bulletin dans l’urne une fois tous les cinq ans. L’idée selon laquelle l’éthique du chercheur et celle du citoyen seraient irréconciliables, et qu’il faudrait séparer le débat sur les moyens et celui sur les fins, me semble être une illusion, compréhensible certes, mais pour finir dangereuse. Trop longtemps, les économistes ont cherché à définir leur identité à partir de leurs supposées méthodes scientifiques. En réalité, ces méthodes sont surtout fondées sur un usage immodéré des modèles mathématiques, qui ne sont souvent qu’une excuse permettant d’occuper le terrain et de masquer la vacuité du propos. Trop d’énergie a été dépensée, et l’est toujours, dans de pures spéculations théoriques, sans que les faits économiques que l’on cherche à expliquer ou les problèmes sociaux ou politiques que l’on cherche à résoudre aient été clairement définis. »

Sur « Le capital au XXIe siècle » de Thomas Piketty

Mutualité actuarielle et mutualité universelle

Date: 
07 novembre 2013

Parcours d'acquisition

Date: 
21 décembre 2013

Assembler une nouvelle économie politique de base se fait d’abord à tâtons puis, de décennie en décennie, plus sûrement. Peu à peu, la nécessité d’organiser l’ouvrage en deux sections principales se confirme. Une étape est franchie quand la table des matières de chaque section se révèle bien adaptée à la poursuite de l’assemblage. Le temps est alors venu de commencer à préparer l’appareillage didactique[1] : quel parcours d’acquisition de cette économie politique ?

De la plus longue à la plus courte

Dans l’ordre décroissant de longueur des sections :

  1. La plus longue a pour objet la science économique. Des concepts strictement définis y sont tirés de notions pour la plupart fréquemment utilisées.
  2. La section consacrée à la politique économique vient après. Elle dispense des préconisations que l’efficacité commande de centrer sur la petite proportion d’actions qui fait le plus gros des résultats (loi dite des 20/80).
  3. La plus courte section sera une introduction ou un texte autrement nommé qui en fera fonction.

De la plus courte à la plus longue

Le parcours d’acquisition qui, en règle générale, nous paraît le plus adapté commence bien entendu par l’introduction, puis il se poursuit par celle des deux autres sections qui est la plus courte :

  1. Petite section : introduction, courte mais néanmoins assez développée pour tenir lieu de préface de l’une et l’autre des deux autres sections ;
  2. moyenne section : politique économique, avec des renvois à quelques propositions et argumentations de science économique ;
  3. grande section : science économique, de base et strictement définie.

Tout citoyen est concerné par la politique économique. Elle fait incontestablement partie de l’indispensable à la vie en société ouverte. La théorie économique se situe en amont, sa fonction préventive et réparatrice de dérives souvent complexes justifiant que des spécialistes s’en fassent docteurs — des spécialistes distingué(e)s parce qu’ayant étudié de près les distinctions qui structurent le réel et le réalisable économiques et n’ayant pas renoncé à continuer à le faire.

Cours d’économie définie

Un cours d’économie politique, gratuit, ouvert à qui se porte volontaire pour le suivre, ne nécessitant pour être suivi que de disposer d’une connexion au net, se met aisément en place quand les leçons sont déjà établies sous la forme de pages web. Nous nous en rapprochons, mais nous n’en sommes pas encore là. Certes, il y a dans notre boîte à outils de quoi monter une série de liens et de questions à choix multiples dispensant un tel cours. Mais l’introduction n’est encore qu’à l’état d’ébauches alors qu’il nous faut pourvoir à son montage sans suspendre les travaux tant sur la moyenne section que sur la grande.[2]

Nous considérerons la version initiale de la petite section comme terminée quand le cours la couvrira entièrement. Cela passera vraisemblablement par des retouches de son texte, ou même des refontes complètes de plusieurs de ses passages. Il en ira de même pour la deuxième puis la troisième section au fur et à mesure de l’extension du cours.


[1] L’usage de l’adjectif « pédagogique » au-delà de ce qu’est originellement la paidagôgia, à savoir l’éducation des enfants, fait ombrage à la fréquence de l’emploi de « didactique » — didaktikos : qui sert à enseigner, à former. C’est avec un effet de bord qui connote « didactique » avec ce qu’exprime « dogmatique ». Une économie politique de base et strictement définie vise à être moins dogmatique, dans la connotation originelle de cet adjectif, en étant plus authentiquement scientifique que les assemblages qu’elle a pour ambition de remplacer. Son introduction dans l’enseignement public et la pratique politique n’en est pas pour autant facilitée. Le contraire est bien plus vraisemblable, même en cas de catastrophe économique ou d’origine largement économique.

[2] En 2014, une/la série de ces ébauches sera constituée d’articles dont le titre comportera toujours « économie définie ».

 

Politique économique > Revenus du travail

Date: 
25 septembre 2014

Entre fournisseur et client, les relations normales sont de subordination réciproque. — Trois grandeurs font la structure des revenus du travail. — Le pouvoir d’achat que la rémunération du travail procure est appelé à croître. — La hausse du pouvoir d’achat des rémunérations du travail est à la charge des employeurs. — Une autre grandeur qui fait la structure des revenus salariaux est la rémunération minimale du travail. — La troisième grandeur qui structure les revenus salariaux est la série des écarts de rémunération du travail. — Ou bien les écarts entre les rémunérations du travail ont une fonction qui leur est propre. — Ce qui est susceptible d’arriver chez tout employeur de plus d’une personne révèle l’existence d’une possibilité. — Les égalités et les inégalités de rémunération du travail sont des clés de répartition des masses salariales. — Le poids d’une masse salariale nationale n’est pas modifiable par la puissance publique. — L’élévation du pouvoir d’achat de la rémunération médiane du travail est à la portée de chaque nation. — Les hautes rémunérations du travail amputent celles qui leur sont inférieures.

Protocole de participation

Date: 
11 décembre 2013

Le site de l’Atelier Paul Fabra est un instrument de participation et non pas seulement de publication. L’objet travaillé n’est cependant rien de moins qu’une économie politique de base, la plus déterminante du futur des politiques économiques tant publiques qu’entrepreneuriales. C’est encore plus ambitieux, beaucoup plus ambitieux, car ces politiques sont principalement déterminées par un socle théorique à reconstruire là où il se révèle non scientifique.

Réglages délicats

En un tel ouvrage, l’expérience a confirmé qu’un protocole de participation ne peut bien fonctionner que s’il a pour support un protocole relationnel et promotionnel. Les réglages à opérer sont toutefois délicats. Ils doivent être compatibles avec l’avancement sur le fond d’abord. Ils doivent également rester ouverts à quiconque accepte d’intervenir, tout en veillant à ce que cela ne tourne pas aux déballages stéréotypés et aux joutes vaines. Cette modération gardienne du respect de la ligne éditoriale est au cas d’espèce potentiellement plus chronophage que l’avancement sur le fond et l’amélioration de la forme le permettent.

Insistons quelque peu sur ce dernier point, l’amélioration de la forme. L’écriture de pages perspicaces de science et de politique économiques est bien loin d’être une sinécure ! La bonification de la lisibilité et l’élévation de la qualité littéraire par la besogne de prescriptions de corrections font partie au premier chef de ce qui est à obtenir de quelques correspondants. Justement parce que ces concours-là sont particulièrement besogneux tout en étant les plus exigeants sur le partage d’un même état d’esprit, ils sont aussi les plus difficiles à mobiliser.

Mode d’emploi

Accepter l’enregistrement sur le site de son prénom et son nom, de son adresse de courrier électronique et d’un mot de passe confère le statut de correspondant :

  • Un correspondant le reste, passivement ou activement, tant qu’il ne se désinscrit pas à la réception du bulletin (dix à douze fois par an, lien de désinscription en bas de chaque bulletin envoyé).[1]
  • Quand un correspondant se connecte au site en tant que tel, en bas de la plupart des pages du site apparaît la fonction [Ajouter un commentaire].
  • L’utilisation de cette fonction entraîne automatiquement l’apparition du titre donné à la missive postée dans la rubrique Participations, en colonne de gauche de l’Accueil, au-dessous de la rubrique Actualités. Ce titre est alors possiblement les premiers mots de la première phrase de la missive.
  • Le caractère ¤ en début de titre est réservé au marquage indiqué ci-dessous.

Nouvelles pages

Ainsi le webmestre éditorial constate en rubrique Participations l’arrivée d’une correspondance. S’il juge cette dernière constructive — ce qui ne veut vraiment pas dire exempte de toute réprobation ou contestation ! —, la suite qu’il lui donne comporte entre autres actions les deux suivantes :

  1. Reprise du texte envoyé dans une page attenante Appréciations, questions, réponses. L’apport de cette nouvelle catégorie de page se révèlera à son usage. Les correspondants y verront mieux que leurs interventions ont bien été prises en compte. La cohérence des réponses apportées sera plus aisément estimable. Et surtout, ces contributions seront plus sûrement intégrées aux livres travaillés.[2]
  2. Marquage du titre, tel qu’il apparaît dans la rubrique Participations, en le faisant précéder du caractère ¤. Ce titre aura pu être changé par le webmestre éditorial, mais alors le correspondant en sera informé par un courriel.

Ce traitement de ce qu’il est convenu d’appeler sur le web les « commentaires », et plus anciennement le « courrier des lecteurs », montrera progressivement ce qu’il apporte sur la page où il a été inauguré.


[1] La réception du bulletin n’est pas encore réservée aux seuls correspondants. Le bulletin a été primitivement un moyen de faire connaître l’existence de l’Atelier Paul Fabra et d’attirer à lui des correspondants. Ce n’est plus le cas, le bulletin étant devenu quasi uniquement d’information sur l’avancement des travaux de construction, de réfections et d’essais (ces derniers par les articles de la « Revue »). D’autres moyens d’entrer en relation et d’accroître progressivement la notoriété du site commencent à prendre le relais par la mise en œuvre d’un protocole relationnel et promotionnel différent du trop sommaire et naïf d’abord retenu. L’envoi du bulletin deviendra réservé aux seuls correspondants ; qu’ils le soient de façon putative ou effective ; et quand c’est de façon effective, que ce soit par des participations ponctuelles ou régulières, selon leurs possibilités et envies de cette période de leur vie ainsi que de leur situation dans le parcours d’acquisition (indications à venir sur ce parcours).

[2] Des appréciations et questions relatives à une page du site parviennent au webmestre éditorial sans que leurs émetteurs usent du mode d’emploi ci-dessus décrit. Il est alors plus expéditif que ces participations alimentent directement la page ad hoc Appréciations, questions, réponses — page créée également afin que le mode d’emploi n’ai pas pour effet d’être trop contraignant. Quand l’alimentation directe est utilisée par le webmestre éditorial, l’intervenant : 1) en est avisé, 2) reste propriétaire de son intervention dont il peut à tout instant obtenir la modification ou la suppression.

 

Que révèlent les bases 100 du PIB et du RDB ?

Date: 
06 février 2014

Les ratios de meilleur aloi ne sont pas encore les plus utilisés

Où le PIB et le RDB sont manifestement des bases 100 contestables

 


 

Rentabilités, productivités, profitabilités

Date: 
27 janvier 2014

D’autant plus que les problématiques de la répartition normale des revenus et de la formation elle aussi normale d’un grand nombre de prix s’en trouvent plus justement comprises et assumées,

  • nous sommes pour une science et une politique économiques qui reposent notamment sur des définitions génériques et strictes de la rentabilité, la productivité et la profitabilité,
  • ces définitions étant valides à tous les niveaux d’analyse économique, des plus macro (nations et groupes de nations) aux plus micro (ce produit vendu par cette entreprise), chaque fois qu’autour d’une productivité P une rentabilité R et une profitabilité P’ s’ajustent — relation RPP’ ;
  • encore trop souvent injustement mais inévitablement, les termes de cette relation jusqu’à présent sous-enseignée servant à motiver un grand nombre quotidien de créations et de suppressions d’emplois au niveau méso, celui des entreprises juridiquement constituées (en sociétés de plus en plus couramment) :

11.7. Les entreprises dans l’entreprise ont des actifs directs, tous très exactement financés de la même façon.  *

11.8. Des rentabilités, productivités et profitabilités directes sont de même appartenance.

* Avec, en note de bas de page [1], une contestation de la pertinence du price earning ratio, ce coefficient qui contribue au mauvais fonctionnement de la concurrence. Le capitalisme en son meilleur état n’est décidément pas l’actuel.

Science économique > La monnaie

Date: 
16 septembre 2014

De quoi la monnaie est-elle un instrument ? — Il n’y a en matière monétaire aucune orthodoxie. — Une monnaie inspire d’autant plus confiance qu’elle est de fait arrimée à des points forts de politique économique. — Ce plus haut de protection par la politique économique est doublement plafonné. — L’autre manipulation est celle des taux de change. — Parvenir à une telle unanimité ne peut être que très laborieux.

Ce sommaire est celui de l’argumentaire, qui cite Jacques Rueff et Paul Fabra, de la proposition 12.1 : Instrument empirique et ne pouvant que le rester, la monnaie est serve.

Suite sur les prix de vente par les entreprises

Date: 
30 octobre 2013

Deux pas suivants sont à faire pour ne pas trébucher dans l’escalier qui conduit au tracé complet du tableau gigogne de contrôle de gestion et de décision des prix auxquels une entreprise vend :

Une loi naturelle tenue sous le boisseau

Date: 
03 mars 2014

Une loi naturelle reste cachée dans les replis de l’économie de marché. Le législateur la rendra plus active en recentrant la concurrence sur la comparabilité — un concept dont la rareté actuelle en analyses et prescriptions économiques est révélatrice[1] :

  • C’est cette loi qui justifie le plus rationnellement pourquoi le droit de la concurrence et sa jurisprudence doivent permettre l’empêchement ou le démantèlement de concentrations. Une banque universelle est une concentration, comme l’est une compagnie d’assurances qui a créé ou avalé en son sein une banque, une agence de voyage, demain un opérateur en télécommunications, un constructeur de maisons individuelles, un réseau de cliniques et de maisons de retraite. De même, une super-centrale d’achats concentre des négociations tarifaires. Etc.
  • C’est aussi cette loi qui recèle la résolution d’un problème de gestion réputé sans solution non arbitraire : celui de la répartition des coûts communs à plusieurs sections productrices de marge au sein d’une même entreprise.
  • Et c’est encore cette loi qui ouvre la perspective d’un assainissement de la pratique des « prix de transfert », ces montants qui entre établissements d’un même groupe se créditent à l’instar de ventes et se débitent à l’instar d’achats.

Les énoncés les plus exacts de cette loi restent encore de prime abord ésotériques. Commençons donc par constater que la concurrence est défaillante quand elle ne réduit pas les inégalités des rentabilités directes de même appartenance.



[1] La critique de la néoclassique concurrence pure et parfaite (dont celle de Schumpeter, notamment afin de faire valoir la destruction créatrice qui a rendu fameux le nom de cet économiste) n’a pas encore débouché sur une reprise en main théorique puis juridique de la concurrence telle que la comparabilité des prix et des qualités d'offres à des fins semblables en soit la clé de voûte.

 

Économie définie : le pari, la méthode, le consensus

Date: 
15 février 2014
  • Cahier d'introduction en trois parties :
    • en haut de la première partie, une mention provisoire a été remplacée par un exergue ;
    • la deuxième partie sera écrite selon le plan qui vient d'y être inséré ;
    • La métrique de la troisième partie sera la même que celle des deux autres.