1998, Le diable et le chômage

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En 1998, Paul Fabra a publié une première sélection de ses chroniques. Ce recueil, publié par Economica, est titré Le diable et le chomage.

Quatrième de couverture

On a tout tenté pour vaincre le chômage, a dit un jour le précédent président de la République (un grand économiste, comme chacun sait !). A cette affirmation, l'auteur de ce recueil répond on a tout essayé sauf la voie qui conduit au plein emploi. La croissance du PNB ne décrit qu'une croissance du chiffre d'affaires de la Maison France. Ce n'est pas en soi une garantie de l'augmentation de l'emploi.

Encourager la consommation en vue de favoriser l'embauche a pour seul résultat de creuser le déficit des finances publiques et, donc, d'aggraver la situation. Tant le volume de l'emploi que le niveau des salaires et la plus ou moins grande stabilité des contrats de travail sont fonction d'une variable absente des comptes nationaux et des modèles économétriques sur quoi se fonde la politique dite de l'emploi : le capital productif accumulé. Il est composé du total des ressources en fonds permanents des entreprises. Ce n'est pas d'abord aux salariés d'être flexibles. Quant aux différents «partages» préconisés par l'État-démiurge, ce sont des slogans trompeurs et pernicieux.

Le partage des gains de productivité entre les capitalistes et les salariés relève d'une économie corporatiste tournant le dos à la concurrence. Le partage du travail par réduction de sa durée n'est -au mieux !- qu'un partage du chômage. La loi sur les 35 heures est la répétition, sur une échelle plus ambitieuse, des précédentes et désastreuses expériences qualifiées sans frémir de «gestion de la population active».