Pourquoi, en vue d'articuler une politique économique, s'appesantir sur le profit ?

(Pour renvoi à partir du bulletin 147)

Anticipons un peu deux bonnes nouvelles dont, dans le bulletin de l’Atelier, une assez prochaine série d’épisodes du feuilleton de science économique exposera les tenants et les aboutissants.

Première bonne nouvelle : une rétroaction provient de l’état de l’emploi E, passe par le profit P et, via le capital C, revient à l’emploi E. Seconde bonne nouvelle : il est réalisable de libérer cette rétroaction de ce qui l’entrave le plus et, partant, de substituer par paliers au traitement dit social du chômage une politique qui soit elle, en une génération au plus, créatrice d'autant d'emplois à durée indéterminée que la population en a besoin.

Mais – réponse à la question posée – beaucoup de ce progrès de toute première importance dépend d’une théorie du profit ouvrant la voie à une pratique économiquement plus pertinente de l’échange du placement en capital contre sa rémunération.

Plus vite nous nous ferons nombreux à comprendre, grâce à une conception mieux travaillée du profit et du capital, en quoi consiste un traitement efficace du manque d’emplois, moins tardera à émerger la prise de conscience collective que le plus important n’a pas été fait pour satisfaire l’aspiration économique socialement primordiale du corps social : assez d’emplois, une amélioration des conditions de travail et du pouvoir d’achat des salaires, pour ces derniers des écarts décents entre les plus bas et les plus hauts.

DM