4.3. Les stocks d'une entité mésonomique sont de deux sortes : de financement et d'investissements.

1. L’usage est d’appeler « passif » le stock de financement d’une entité mésonomique.

Du passif, il est également fréquemment dit qu’il résume l’état des ressources financières de l’entité considérée.

« Le passif, ce qu’on doit. » Littré a fait figurer cet énoncé dans son dictionnaire. La mention qui précède est « Terme de commerce ». La phrase qui suit est : « L’actif surpasse le passif. »

Dans le stock de financement d’une entité, il n’y a presque jamais rien que les montants dont cette entité est débitrice dans les livres de ses créanciers. Mais c’est cette partie, le passif stricto sensu, qui a donné son nom au tout.

Pour désigner ce tout, est-il souhaitable de continuer à user autant du substantif « passif » ? Le substantif « financement » est plus explicite. C’est toutefois à une condition indiquée plus avant à propos du « bilan ».

2. L’usage est d’appeler « actif » le stock des investissements d’une entité.

Dire d’objets qu’ils sont des « actifs » ou des « investissements » ne définit pas l’ensemble de ces objets.

Ces objets ont en commun d’être stockables et d’avoir une valeur d’échange marchand. L’ensemble des « actifs » ou « investissements » d’une entité est constitué  des objets stockables qui ont pour cette entité une valeur d’échange marchand. Que cette valeur soit certaine ou éventuelle ne change rien à la validité de cette définition.

Un financement autre qu'un don n’est une valeur d’échange marchand stockée que pour l’entité 1 qui l’a fourni à l’entité 2. Dans l’entité 1, cette fourniture fait partie de ses « actifs » ou « investissements ». Dans l’entité 2, elle fait partie de son « passif ».