4.6. La synthèse des comptes de stock est appelée "bilan".

1. Ce qui rend premièrement nécessaire cette synthèse fait partie de la théorie générale de la comptabilité économique.

Dans ce premièrement, il n’y a pas que la distinction entre stock et flux. Deux autres principes en font partie. Les notes suivantes les passent en revue.

La théorie générale de la comptabilité économique est une discipline fondamentale. La normalisation des pratiques comptables n’est pas forcément maintenue dans le droit fil de cette théorie.

2. La structure du financement est économiquement primordiale.

Un ratio caractérise premièrement la structure du stock de financement d’une entité. Son numérateur est le montant des fonds non empruntés. Son dénominateur est le montant total du stock de financement. Ce qu’il mesure est un degré d’indépendance.

Plus, toutes entreprises confondues, ce degré est élevé, plus le champ d’amélioration de la pratique des échanges marchands est ouvert.

La concurrence joue un rôle irremplaçable. Mais les degrés d’indépendance financière participent à sa configuration.  Attendre que les offres concurrentes aient les mêmes effets régulateurs quels que soient les niveaux d’endettement est irréaliste.

3. Le stock de financements, ou passif, est toujours réductible à deux masses.

Le critère est la durée du financement. D’une part les financements à plus d’un an font une masse. D’autre pat les financements dont la durée est d’un an au plus font la seconde masse.

La normalisation comptable favorise l’estimation de ces deux masses. L’une de ses règles est, en effet, le classement des rubriques du passif par ordre approximatif d’exigibilité.

La première de ces deux masses est souvent appelée « capitaux permanents ». La seconde est souvent appelée « dettes à court terme » ou « passif d’exploitation ».

4. Le stock d’investissements, ou actif, est lui aussi toujours réductible à deux masses.

Le critère est la durée des investissements. D’une part les investissements à plus d’un an font une masse. D’autre pat les financements dont l’échéance est dans un an au plus font la seconde masse.

La normalisation comptable favorise l’estimation de ces deux masses. L’une de ses règles est, en effet, le classement des rubriques de l’actif par ordre approximatif de liquidité, au sens ordinal de cette notion.

Plusieurs expressions sont utilisées pour désigner ces deux masses. Celles qui restent les plus utilisées par les économistes sont « capital fixe » et « capital circulant ». Remplacer « capital fixe et circulant » par « actif  fixe et circulant» revient au même. Parler des « immobilisations nettes » et des « actifs ou valeurs d’exploitation » revient aussi au même.

Ces termes ont leur commodité. Mais ils ne doivent pas servir à mal observer. Tout le stock d’investissements SI d’une entreprise permet d’entretenir un flux de vente FV. Le rapport FV/SI mesure une vitesse de rotation VR. VR est, à cette échelle, mésonomique. De la VR macronomique existe aussi. Les VR micronomiques jouent également un grand rôle. Bien observer leurs effets est essentiel. Qualifier les actifs de « fixes » pour les uns et de « circulants » pour les autres ne doit pas en détourner.  

5. La différence entre le financement et les investissements à plus d’un an constitue le fonds de roulement.

Notons D est cette différence.  Elle est, par définition, égale à une autre. Cette autre, D’, est entre les investissements à moins d’un an et les financements de même.

Ce n’en est pas moins D qui forme le fonds de roulement, FDR. Ce n’est pas D’. Dire de D’ qu’il est le « besoin en fonds de roulement », BFDR, n’évite qu’en partie la confusion.  Certes la baisse des investissements à moins d’un an sans baisse des financements à moins d’un an réduit ce besoin. Mais quand il faut augmenter le FDR, il n’y a qu’une solution. Il faut agir sur les déterminants de D.

Soit une entreprise E dont tous les clients paient comptant. Il lui faut avoir recours au crédit fournisseur si son FDR est nul. De plus, si son FDR est négatif, les fournisseurs participent au financement des équipements. Ce qui leur en coûte doit être répercuté d’une façon ou d’une autre. Ce ne peut être qu’en coûts cachés. Une cause de mauvaise qualité d’échanges marchands s’en trouve établie.

La raison d’être d’un FDR positif est, en règle générale, la même que celle d’un ratio élevé d’indépendance financière. Un FDR positif est, en effet, une allocation d’une fraction du financement à plus d’un an. Cette allocation est elle aussi pour évitement d’une dépendance trop grande. Cette fois, c’est trop de dépendance à l’endettement à moins d’un an qui est évité. Quand cet évitement est réussi, une cause de bonne qualité d’échanges marchands s’en trouve établie.

6. Quand un fonds de roulement est-il suffisant ?

Contribuer à l’avènement d’une économie au comptant fait ou non partie des buts d’une entité.

Dans le premier cas, les paiements sont à réception de facture. Le FDR jugé suffisant est calibré en conséquence.

Dans le second cas, des délais de paiement sont le plus souvent possible recherchés. Ils sont ce que la loi dicte ou ce que les rapports de force permettent. Le fonds de roulement jugé suffisant est calibré en conséquence. Et, dans cette optique, tant mieux s’il se peut qu’il soit négatif.

Dans une économie au comptant, les insolvabilités, plus vite détectées, se propagent moins loin. L’emploi y gagne.

Des enseignements gratuits sur le FDR et le BFDR se trouvent désormais sur Internet. L’argument de recherche [Fonds de roulement] y donne accès. Ils sont inévitablement orientés par des sous-jacents théoriques. Ce qui est ci-dessus admis ne fait pas exception.